27/04/2010
Les sirènes : évocation
Teles, comme son prédécesseur, porte un nom de sirène.

Parmi les nombreux peuples de l'eau de la mythologie grecque, les sirènes sont les plus chères aux marins. L'Odyssée d'Ulysse séduit par les sirènes concentre tout l'imaginaire du navigateur : la peur du large, le délire érotique, l'infini de l'horizon marin qui pousse à la tentation transcendantale vers la divinité.

Ulysse, enchaîné à son mât, résiste au charme des sirènes
Les sirènes sont d'abord des créatures virtuoses du chant : simples courtisanes chez Homère, ou représentées en hybrides femmes-oiseaux, elles sont nées des amours du fleuve Acheloos et de la nymphe Calliope.
Elles ont pour noms :
Aglaopé, celle au beau visage
Agalophonos, celle qui a une belle voix
Leucosia, la blanche
Ligéia, celle au cri perçant
Molpé, la musicienne
Parthénopé, celle qui a un visage de jeune fille
Raidné, l’amie du progrès
Télès, la parfaite
Thelxépéia, l’enchanteresse
Thelxiopé, celle qui persuade
Les sirènes perdent le défi lancé par les Muses et elles leur devront une couronne faite de leurs plumes, ce qui les prive du don de voler.
Au fil des siècles les sirènes prennent une identité de plus en plus marine.

Enchanteresses ou maléfiques, toujours séductrices, elles hantent le marin qui rêve éveillé loin des terres.
Seins dénudés et aguichants, queue d'écailles repoussante, ce sont la mer, ses fantasmes et ses phobies qui s'invitent ainsi lors des longues nuits de quarts...

Mais attention aux menaces des profondeurs...!

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Écrit par Olivier TROUVÉ Lien permanent | Commentaires (0)



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